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KURUPÍ, ÚLTIMO BICHO PILINGÜE Y VELVET-MAKÁ-URBANIZADO KE HALA Y FALA EN ESTE BLOG SU SECRECIÓN LINGUÍSTIKA, ESE PORO'UNHOL (PORTUGUÉS 10 % ESPAÑOL 70 %; GUARANÍ PIKANTE 20 %) SERÍA EN EL FONDO DEFINIBLE COMO UN SAN CULOTTISMO POÉTIKO, GRITO A CALZÓN KITADO, PENE ERECTISMO FULL TIME, UNA FALANGE ANARKO-PARA-MILITAR DE LA LETRA, UNA ALUCINAZIONE PARANOKIA-KRÍTIKA DEL DAS KAPITAL YANKEE, Y SU MAYO DEL 68 UN TSUNAMI-YIYISMO SIN BOMBACHA PRA XUXU, UN BAILE DE SAN VITO TEVINANDÍ PAGUASU!!!

martes, abril 27, 2010

Aleksandr Sokurov: artista provocador

Alexandre Sokurov

La contemplación irónika

par françois niney

Alexandre Sokurov est venu a deux reprises dicuter avec nous autour de la grande table de réunion de Lenifilm. Mais iI est resté insaissable pour une interview. Ses filmes, et son scénariste Iouri Arabov, parleront pour lui.

« Vous considérez-vous comme un artiste provocateur ? " Nul doute qu'a cette question, Alexandre Sokourov répondrait par la négative. Comme tout vrai provocateur. Le censeur, lui, a tranché la question en proscrivant des écrans chacun de ses films. Jusqu'a ce que la glasnost survienne ... Ce jeune cinéaste des plus en vue, par les surprises que réserve chacun de ses films, poursuit son oeuvre prolifique aussi bien en fictions qu'en documentaires. Apres une insolite adaptation de Madame Bovary, iI a repris la réalisation de sa série de 25 Elégies soviétiques, produite par le Studio Documentaire de Léningrad.

Alexandre Sokourov, 38 ans, est un des jeunes cinéastes soviétiques les plus audaces, et les plus prolifico. Une quincena de filmes, fictions et documentaires, en diez años de actividad, dont une demi-douzainede largometrajes. Chacun de ses films est une expérience formelle quit touche plus a I'allégorie qu'au récit, qui tient davantage des situations telles qu'on les reve (ou les cauchemarde) que de la logique narrative. Plus que de I'atrait pour la mise en cinéma d'un certain genre d'histoires, le choix de ses sujets et le tratamiento contemplativo que Sokourov leur fair subir - qu'il s'agisse d'adaptations, de documentaires ou de scénarios originaux - releve d'une de una marca personnelle que son scénariste, Youri Arabov, qualifika d'emblée de « métaphysique ».

De son primer long métrage en 1979 "La voz solitaria de un hombre" sobre el escritor Andrei Platonov (uno de los 3 más importantes del siglo XX con Nabokov y Sorokin, recién publicado -como el recordman de la censura ke es Sokurov- durante la post-censura sovietica de la glasnot) hasta "Sauve et protége" (1989) d'apres Madame Bovary de Flaubert, en pasando por "Indifférence affligeante" (1987) basada en "La Maison des coers brisés" de Bernard Shaw, les adaptaciones faites par Sokourov sont intrigantes et controversées, Exitosas ("Indifférence affligeante") ou non ("Sauve et protege"), donc innovatrices ou agaçantes, elles son toujours surprenantes par rapport a la letre du récit qu'elles déplacent et condensent a la maniere du travail du reve sur la réalité vécue.

A l'échelle des valeurs littéraires, que tome « bonne » dramatique TV se fait fort de « respecter », Sokourov s'ingénie a substituer un parti pris esthétique d'un irrespectueux irréalisme. Ce pari, Alexandre Sokourov ne parvient pas toujours a le tenir et prend le risque de verser dans

l'absurde. Ainsi sa Madame Bovary, qui ne manque pas d'intriguer au premier abord par un comportemem et une plastique qui ne sont pas sans évoquer les premieres études sur l'hystérie de Charcot, tourne court, simple mannequin devenant plus lassant que lasciva, mijaurée cyclothymique entichée de parisianisme, égarée au beau milieu des rustres paysans caucasianos.

Le film más conocido de Sokourov (présenté encore récemmem au Cosmos de Paris est un film étrange et pénetrante :" Les Jours de l'éclipse" . Le cinéaste y déploie tome sa magia pour créer ce banal insolite, cene étrangeté familiere, proche d'un surréalisme dépouillé de sa dimension baroque sous la menace d'une fin du monde. Images d'un fin del mundo caniculaire, en sépia saturé, désert, vue aérienne d'une ville déja vestige, mongoliens figures prémonitoire d'une mutation catastrophique, enfant-ange rombé du ciel non par disgrace mais de carence, et au beau milieu un jeune médecin en stand-by entre ici er nulle part. .. Au milieu des Les Jours de l'éclipse, un changemem d'échelle (sans changement de plan) condense un peu de cette puissance magique que recele Sokourov: comme filmés en gros plan, les sillons jaunes de la terre aride; on s'attend a y voir cheminer une fourmi. mais tout aussi petit, c'est un homme a vélo qui surgit au fond de ce qui n'est pas un sillon grossi mais le gigantesque contrefort plissé de la montagne originario.

On retrouve dans ses documentaires, cette transfiguration de la réalité qui oscille entre la grace extatique et la contemplation ironique. Ainsi, dans "Offrande du soir"; Sokourov opere le montage alterné de la foule pacifique des promeneurs (comme une réminiscence du free cinema anglais des années 60) et des salves de canons fumants éjecrant des douilles aussi luisantes que les bottes des soldats.

Le tout dernier "documentaire" de Sokourov, au moment de notre visite estivale (il en déja tourné un autre depuis L' Eglise de Petersbourg), était son "Elegía moscovita a Boris Yelstsin", le bouillant député libéral. Apres une lente visita du monument aux soldats morts en Afghanistan, le film déroule la galerie des portraits de tous les membres ayant apparenu au Politburo, simplement affublés de leurs noms, pour finir sur une interview muette d'un Boris Yeltsin apparemmem endormi dans une piece aux lueurs d'aquarium. Sommes-nous si loin des pieds de nez a la Warhol ? M. Yampolski prépare actuellement un documental sur Sokourov : será eI arroseur arrosé ?(será el regador regado?).

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